« Jusqu’à votre vieillesse, moi je resterai tel, jusqu’à vos cheveux blancs, c’est moi qui supporterai, c’est moi qui suis intervenu, c’est moi qui porterai, c’est moi qui supporterai et qui libérerai. » Esaïe 46, 4
Le silence de Dieu reste pour moi une énigme, dans ces moments de nos vies qui semblent nous échapper, quand plus rien ne semble aller droit, quand nous crions vers Lui et qu’Il ne répond pas. Peut-être que nous ne savons plus écouter, que la peur ou la souffrance ne nous permette plus d’entendre Sa voix ? Je ne sais pas, mais il est certain que ce silence est angoissant.
Le peuple d’Israël aussi a traverser de ces moments cauchemars dans ce qui lui semblait être le silence de Dieu. C’est alors que des prophètes se levaient et proclamaient « au nom de Dieu ». Beaucoup ne les ont pas entendus ou pas crus. Mais quoi qu’il en soit, plusieurs siècles plus tard, la pertinence de leur message sera reconnue. Les promesses de Dieu sont immuables, sa fidélité infinie, de même que son amour pour les siens.
Quand la vie me fait traverser des « vallées de la mort », les textes du prophète Esaïe (en particulier les chapitres 40 à 55) sont ma force, l’étai qui me tient debout. Je sais que quoi qu’il arrive, Dieu est là. Quand je ne sais plus où j’en suis, quand je me sens perdue, quand la douleur ou la peur me font perdre l’esprit, quand je n’entends plus Sa voix, il n’empêche qu’Il est là. C’est Sa promesse pour moi : Il ne change pas, Il intervient, Il porte et supporte… et quand le cauchemar sera derrière moi, c’est Lui qui aura libéré ! Parole sûre, même quand le silence est assourdissant.