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Le verset du jour

 

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réflexion du 3 mars 2015
 

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le! » Marc 9, 7.

Sur la montagne de la transfiguration, Pierre Jacques et Jean sont des témoins privilégiés qui une fois de plus entendent la voix du Père. En effet, au baptême de Jésus au Jourdain, une voix provenant du ciel avait déjà proclamé : Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir (Marc 1,11 (TOB)). Ici, la voix de la nuée semble davantage s’adresser aux disciples : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le! L’impératif fait certainement référence à la prophétie de Moïse concernant son mystérieux successeur : C ’est un prophète comme moi que le SEIGNEUR ton Dieu te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères; c’est lui que vous écouterez (Dt 18, 15).

Cette déclaration a donc une triple fonction. Elle confirme premièrement que Jésus est bien le Fils de Dieu, le messie annoncé par la Loi et les prophètes. Lors des apparitions sur la montagne, c’est en quelque sorte la Loi – représentée par Moïse – et les prophètes – représentés par Élie – qui s’entretiennent avec Jésus. Deuxièmement, l’ordre reprend Dt 18,15 et confirme par là même que Jésus est Le prophète annoncé, celui qui transmet une nouvelle alliance, à l’instar de Moïse. La montagne rappelle aussi le lieu où les commandements ont été transmis, et la transfiguration de Jésus rappelle celle de Moïse (cf. Exode 34. 29). Enfin, l’injonction « écoutez-le » s’adresse aux disciples, en impliquant le lecteur par la même occasion. Le côté dramatique de la scène et l’origine de la voix supposent une obéissance totale: non seulement entendre ce qu’il dit, mais aussi mettre en pratique – cette écoute active était déjà comprise dans le premier des commandements (cf. Mc 12, 29).

Bref, le lecteur de cette péricope est lui aussi privilégié en tant qu’invité à voir ce que peu ont vu et à entendre ce que peu ont entendu. Le lecteur, comme vous et moi, en sait même plus que les protagonistes qui se demandaient pour leur part ce que signifiait cette référence à la résurrection qui ne trouvera sens qu’après la Pâques (Mc 9,10).

 

Jonathan Bersot, pasteur

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 24 février 2015