INTERBIBLE
Au son de la cithare
célébrer la paroleintuitionspsaumespsaumespsaumes
off Nouveautés
off Cithare
off Source
off Découverte
off Écritures
off Carrefour
off Caravane
off Scriptorium
off Artisans

 

 
Le verset du jour

 

orant
Imprimer
réflexion du 24 mars 2015
 

« Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » (Jean 8, 28)

L’évangile selon saint Jean a été écrit plusieurs décennies après les événements racontés. Il n’est pas surprenant d’y découvrir plusieurs niveaux de lecture. On peut passer des heures à scruter des passages comme celui-ci pour en tirer plusieurs niveaux de sens. On pourrait donc lire simplement le fait relaté comme un épisode de « sauvetage » in extremis d’une femme légalement condamnée à mort, suivi d’une longue discussion sur la lumière, la vérité, la liberté et l’identité de Jésus. Mais le texte laisse voir d’autres sens.

Par exemple, au cours de cette situation où l’on tente de le coincer avec un cas classique de droit (la femme adultère), Jésus s’abaisse et se redresse deux fois. Et plus tard apparaît une troisième « élévation » au cours de l’échange qui suit avec « les pharisiens ». Cette fois-ci, il s’agit de la crucifixion de Jésus que l’auteur compare au serpent de bronze utilisé par les Hébreux au désert pour guérir les personnes abattues par la piqure de serpents (cf. Nombres 21, 4-9). Le seul fait de regarder cette effigie suffisait pour que les personnes atteintes de la morsure mortelle soient guéries et remises debout.

En annonçant déjà le supplice qu’il subira et le fait qu’il sera « élevé », Jésus, celui qui s’est abaissé jusqu’à revêtir entièrement notre condition humaine, révèle qu’il est de la trempe de Dieu en utilisant la même formule que ce dernier pour exprimer son identité (« Je Suis »). Il enseigne que le péché, commun à tous les humains et nourri à même la convoitise des biens et du pouvoir, nous enferme dans l’esclavage. Le péché va jusqu’à causer la mort de notre propre « je suis », bien plus grave que celle du corps. Ainsi donc, parce que le Fils de Dieu a été élevé sur la croix, fixer son regard sur lui et faire acte de croire en lui ont le pouvoir de nous libérer du péché, c’est-à-dire d’être rendus à la liberté des enfants de Dieu. De même que la femme adultère a levé les yeux vers celui qui l’a sauvée de la mort et surtout libérée de son péché, de même nous aussi pouvons croire qu’en levant les yeux vers le Christ, vainqueur de la mort, nous pouvons être absous et accueillis par le Père comme ses enfants bien-aimés.

 

Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 17 mars 2015