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Le verset du jour

 

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réflexion du 2 février 2016
 

« J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante (1 Co 12, 31 - 13, 13).

Dans le choix que je fais du verset de la semaine, je ne peux laisser de côté ce texte de la Lettre de Paul aux Corinthiens, qui appartient certainement aux plus beaux textes que l’humanité a pu produire. On l’appelle l’hymne à l’amour et dans la tradition chrétienne, il est régulièrement choisi par les futurs époux pour la célébration de leur mariage. Arrêtons-nous sur ce message que Paul adresse à une jeune communauté chrétienne déjà tiraillée par de nombreuses rivalités internes et dissensions. On se querelle pour imposer ses choix personnels. C’est à qui est le meilleur, le plus religieux, le plus élevé dans la hiérarchie des justes… Le résultat, c’est la discorde et la désunion au sein de la jeune communauté.

En évoquant cette situation, je ne peux m’empêcher de penser à celle que nous connaissons aujourd’hui. La compétition règne en maître à tous les niveaux de la société. Il faut être le plus grand, le premier sur le marché, le plus fort, la plus belle… et cela se fait au détriment des autres, des plus faibles en particulier. Cette obsession pourrit gravement les relations sociales. La possession de toujours plus d’argent et de biens de consommation est devenue pour beaucoup la seule garantie d’une vie réussie et d’un bonheur parfait. Oui ! mais dans le même temps, la vie relationnelle au sein des couples et des familles, se fragilise et le nombre de dépressions explosent. Une forme de malaise ou de mal-être se développe dans les cœurs. On a tout ce qu’il faut et même davantage, en restant incapable de supprimer ce sentiment de manquer de quelque chose que l’on ne sait comment se procurer, ni où acheter…

Mon analyse de la société occidentale s’arrêtera là et je me dis que n’est à ce niveau qu’il faut réentendre les paroles de Paul, en les mettant en situation. J’aurais beau posséder l’une des plus grandes fortunes de la planète, avoir atteint tous mes objectifs dans mon travail, réalisé les plus grandes performances sportives de l’année, avoir gagné les derniers concours de chant ou de danse, avoir en ma possession les dernières nouveautés… si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

Je crois que si je m’attarde un peu sur le texte de Paul, je trouverai de quoi nourrir ma propre réflexion. L’amour est un sentiment qui n’a pas de prix. Il mérite qu’on s’y arrête.

 

 

Roland Bugnon, CSSP

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 26 janvier 2016