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Le verset du jour

 

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réflexion du 8 mars 2016
 

« Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore. » (Jean 5, 14)

Celui à qui Jésus s’adresse, c’est un homme qu’il vient de guérir de sa paralysie. Ses paroles ont quelque chose d’étrange : qu’est-ce qui pourrait bien arriver de pire à cet homme s’il péchait à nouveau? De plus, à première vue, on dirait que Jésus laisse entendre que le malheureux devait sa situation à une faute qu’il aurait commise. Il serait cependant en contradiction avec sa réponse aux disciples qui lui demandent à propos d’un aveugle : Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents? Il rétorque alors : Ni lui, ni ses parents. (Jean 9, 2-3) Alors, qu’en est-il? Pourquoi un tel avertissement à celui qu’il vient de libérer de son infirmité? La clé est sans doute dans la notion même de péché dans la Bible qui consiste essentiellement à couper tout lien avec Dieu. L’homme que Jésus a guéri est entré dans une relation de proximité exceptionnelle avec celui-là même qui est source de la vie divine. Lui tourner le dos, le rejeter, voilà ce qui serait pécher. Et voilà ce qui serait encore pire que le handicap physique dont il a été libéré. Pas étonnant que ce passage ait été retenu pour la liturgie du Carême, temps de conversion, de retournement vers le Seigneur.

 

Jean Grou, bibliste

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 1er mars 2016