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« Je suis plein de reconnaissance envers celui qui m’a donné la force, Christ Jésus notre Seigneur : c’est lui qui m’a jugé digne de confiance en me prenant à son service,...» I Timothée 1, 12
Reconnaissance, un mot qui parle de vie (naissance), de lien (co signifie avec) et de continuité dans la répétition (re). Parmi ses définitions, on trouve : « Sentiment qui pousse à éprouver vivement un bienfait reçu, à s’en souvenir et à se sentir redevable envers le bienfaiteur ». Cela implique d’admettre que l’on a reçu quelque chose de bon pour nous. Mais plus encore, que ce quelque chose ne découle pas de la chance ou du hasard, mais de la volonté de quelqu’un (au sens large : ça peut être un être humain, mais aussi Dieu ou la nature). Et le fait de le savoir incite à ressentir de la gratitude envers celui-ci.
Dans notre société basée sur un besoin permanent de répondre au manque (manque suscité artificiellement en général par la publicité ou la création de nouveaux biens), la reconnaissance ne dure que le temps de prendre conscience de son prochain besoin. Nous sommes conditionnés à vouloir toujours plus en croyant perpétuellement que cela est nécessaire. Cet engrenage implique le plus souvent de considérer ce que nous avons déjà comme allant de soit, un peu comme le kit de base de survie quand on se lance dans une aventure.
« Que se passerait-il si vous vous réveillez le matin avec seulement les choses pour lesquelles vous étiez reconnaissants la veille ? ». Cette petite phrase croisée sur Internet m’a incitée à réfléchir : j’ai alors réalisé qu’il ne me resterait ni toit sur la tête, ni nourriture dans mon frigo !
Le ministère de Paul au service du Seigneur n’a pas été une cinécure : malade, sans domicile fixe, prisionnier, Paul a vécu une vie difficile en acceptant le défi que le Christ lui a lancé. Malgré cela, il se dit reconnaissant envers le Seigneur pour la force et la confiance reçue. Il admet ainsi que cela n’allait pas de soit et que c’était bon pour lui. Il va même s’appuyer sur cette gratitude pour annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ, quelles que soient les circonstances de sa vie. Impressionnant n’est-ce pas, comme la reconnaissance permet de se satisfaire de sa vie… et d’y trouver le bonheur finalement !

Réflexion précédente :
Réflexion du 30 août 2016
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