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« Tenez pour une joie suprême, mes frères, d'être en butte à toutes sortes d'épreuves » (Jacques 1.2, Bible de Jérusalem).
Cette exhortation de l’apôtre Jacques a de quoi surprendre, surtout pour des chrétiens du vingt et unième siècle. Comment se réjouir des épreuves ? A-t-il bien dit joie suprême ? La TOB traduit : « Prenez de très bon cœur, mes frères, toutes les épreuves par lesquelles vous passez ». L’idée de se réjouir dans la souffrance de l’épreuve n’est pas propre à Jacques. L’apôtre Pierre aussi tenait ce même langage (1 Pi 4,14) en reprenant les paroles du Christ (Mt 5,10; Lc 6,22). Le contexte de ces références nous permet de comprendre que l’épreuve en question est le résultat de la foi, ou plus précisément d’une opposition à la foi. Cette persécution contre les croyants doit être vécue comme un sujet de joie, la joie de vivre ce que Christ a vécu, y compris dans la souffrance. Mais sommes-nous prêts pour autant à nous réjouir de la persécution comme les apôtres qui se réjouir d’avoir été battus pour le nom de Jésus (Ac 5,41). On comprend alors que Jacques parle de sagesse. Avant de se réjouir de la souffrance, il est nécessaire de comprendre le point de vue de Dieu en ayant en vue le résultat plus que l’instant difficile. Jacques encourage son lecteur en disant que cette sagesse est accessible à tous : Si la sagesse fait défaut à l'un de vous, qu'il la demande au Dieu qui donne à tous avec simplicité et sans faire de reproche; elle lui sera donnée (TOB Jacques 1,5).

Réflexion précédente :
Réflexion du 9 septembre 2014
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