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« En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a donné tout ce qu’elle avait pour vivre » (Luc 21, 3-4, évangile du lundi 24 novembre).
La scène est somme toute assez banale : une dame s’avance discrètement et dépose quelques pièces dans le tronc du Temple. Il fallait les yeux et, surtout, le cœur de Jésus pour reconnaître toute la portée de ce qui vient de se passer et en tirer un enseignement. En fait, il lance un triple message. Premièrement, il fait l’éloge de la femme pour son geste. En tant que veuve, en effet, elle vivait dans une situation précaire. Comme le mari étant généralement le pourvoyeur de la famille dans cette société à l’époque, une veuve était privée d’une source stable de revenus. Le fait qu’elle contribue quand même financièrement à la bonne marche du Temple n’a rien d’anodin : elle est admirable en cela. Deuxième volet du message, qui découle du premier : la valeur d’un don n’est pas absolu. Même le plus petit peut se révéler une véritable fortune, selon le portefeuille dont il provient. Le troisième volet est plutôt une interpellation qui s’adresse plus particulièrement aux biens nantis. La générosité dont ils font preuve et qui leur donne bonne conscience est-elle à la hauteur de leurs moyens? Jusqu’où sont-ils prêts à aller : jusqu’à se priver de ce qui leur paraît nécessaire? Décidément, l’exemple de la veuve au Temple a de quoi nous faire réfléchir!

Réflexion précédente :
Réflexion du 18 novembre 2014
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