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Le verset du jour

 

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réflexion du 6 janvier 2015
 

« Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous » (Marc 6, 41).

L’épisode de la multiplication des pains est un des rares qui apparaissent dans les quatre évangiles. Il revient même deux fois chez Matthieu et chez Marc. Ce qui ressort assez clairement de ce récit, c’est l’allusion à l’eucharistie. Avant de faire distribuer les pains et les poissons à la foule, Jésus, en effet, accompli les mêmes gestes que lors de la Cène, alors qu’il institue le mémorial de sa mort et de sa résurrection. En opérant un tel rapprochement, l’évangéliste laisse entendre que la célébration de l’eucharistie peut produire des fruits insoupçonnés et en abondance. Bien sûr, il ne s’agit pas d’espérer qu’à la messe survienne un prodige comparable à la multiplication des pains. Le partage du pain eucharistique donne des fruits d’un autre ordre, des fruits dont la quantité ne se mesurent pas et qui ne se perçoivent pas physiquement. En fait, le corps rompu et partagé du Christ se multiplie autrement, au fond des cœurs. Il est de nature non pas à rassasier l’estomac mais à combler le vide intérieur qui parfois nous habite. C’est une nourriture qui se renouvelle et qui ne dépérit pas, contrairement à la manne du désert dont les Hébreux se sont nourris pour un temps. C’est un pain qui demeure, au-delà du temps et de l’espace.

 

Jean Grou, bibliste

Réflexion précédente :

Réflexion du 30 décembre 2014