La période de Noël a pris fin et la liturgie invite désormais à prêter l’oreille aux textes du « temps ordinaire », qui nous font cheminer avec Jésus et découvrir son message. Nous lisons, cette année, l’évangile selon Marc, un récit court, fort et bien typé, avec pour cette semaine, les premières paroles de la prédication de Jésus. Elle commence par deux affirmations – Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche. –et deux invitations adressées à l’auditeur ou au lecteur – Convertissez-vous et croyez àla Bonne Nouvelle. Marc fait de ces quatre phrases le portail d’entrée de la vie et du message de Jésus de Nazareth. Que veut-il nous faire entendre ?
Le temps de la longue attente du peuple d’Israël est terminé ; voici désormais ouvert le temps de Dieu qui permet à l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous », de se manifester et de venir à notre rencontre. C’est une Nouvelle extraordinaire, une belle et «Bonne Nouvelle », littéralement un évangile ! Quelle conséquence ? Il vaut la peine de s’y arrêter, de se tourner – se convertir – vers son message pour mieux l’entendre et y prêter attention. Cependant rien n’est évident. La parole de Jésus bouscule nos habitudes et l'ordre social. Elle dérange les personnes qui croient connaître parfaitement ce qu’il en est de Dieu et de sa présence au milieu de nous. La Bonne Nouvelle qu’il annonce doit être accueillie sans y mettre d’obstacles à priori, dans un acte de confiance ou de foi mis en lui. L’invitation retentit : Croyez à la Bonne Nouvelle !
Marc offre ici le condensé de son récit. En Jésus, affirme-t-il, Dieu s’est rendu proche de tout être humain; son message est une parole qui fait vivre et qui libère, une Bonne Nouvelle pour tous. Mais cette dernière ne trouve sa force et son efficacité que dans un coeur qui croit, c’est-à-dire qui s’ouvre à elle et y adhère sans restriction. Voilà bientôt 2000 ans qu’a retenti ce message. Que suscite-t-il en nos vies? Nous y sommes tellement habitués que nous n’en avons souvent plus qu’une perception très émoussée. Sommes-nous disposés à entendre « la Bonne Nouvelle de Jésus l’Envoyé de Dieu* et à l’écouter activement tout au long de la nouvelle année liturgique? Ce texte que nous appelons « évangile » ou « Bonne Nouvelle » donne-t-il encore sens à nos vies ?