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« Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas les temples construits par l’homme, et ne se fait pas servir par la main des hommes. Il n’a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste » Actes 17, 24-25.
Ces paroles sont extraites du discours de saint Paul devant l’Aréopage, à Athènes. L’apôtre veut profiter de cette tribune pour annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ. Il croit avoir trouvé une stratégie gagnante : commencer par révéler à l’auditoire qu’il connaît l’identité du «dieu inconnu» que la population vénère et auquel un autel est consacré dans la ville. On lui réserve une écoute polie jusqu’au moment où il mentionne la résurrection des morts. Dès lors, on lui fait alors savoir qu’il en a suffisamment dit et seules quelques personnes manifestent de l’intérêt à son endroit et veulent en savoir davantage. La démarche était peut-être maladroite, mais dans son allocution, Paul mentionne un aspect fondamental de la foi judéo-chrétienne. «Dieu n’habite pas les temples construits par l’homme.» Nous avons ici l’expression d’une conviction profonde qui traverse l’ensemble de la Bible : essayer de confiner Dieu dans un endroit, vouloir l’emprisonner dans un rite, un temps, un livre ou une personne, c’est faire fausse route. Même s’il s’est révélé d’âge en âge et de multiples façons, il demeure insaisissable. Autrement dit, dans une large mesure, il demeure un Dieu… inconnu.

Réflexion précédente :
Réflexion du 5 mai 2015
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