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Le verset du jour

 

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réflexion du 1er septembre 2015
 

«  Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. » (Luc 4, 43)

Au début de sa vie publique, Jésus devient vite très populaire. Il apporte quelque chose de frais, de nouveau qu’il appelle lui-même « la Bonne nouvelle ». Les foules se mettent donc à lui courir après, ne lui laissant que peu de répit.

Mais qu’est-ce donc que cette « Bonne Nouvelle »? Si on se fie à une certaine manière de vivre la religion chrétienne, on pourrait croire, au contraire, que celle-ci n’est qu’un tas de règles morales à suivre basées sur un discours sur Dieu dont le pouvoir de juger la vie que nous menons ne peut que nous conduire à le craindre ou à le fuir. Accourrions-nous vers un tel prédicateur si sa bonne nouvelle n’était que moralisatrice? Le chercherions-nous si l’image de Dieu qu’il présente n’était que celle du Juge souverain qui voit tout de nous pour y dénoncer nos insuffisances, nos dépendances, nos erreurs?

Non, ce n’est pas cette bonne nouvelle que Jésus a annoncée de villes en villes. Au contraire, sa bonne nouvelle apporte une légèreté, suscite une joie profonde, conduit à une espérance. Dans un monde à l’horizon bouché où il ne nous reste parfois que le divertissement pour oublier, on voit soudain poindre quelque chose de neuf. Il y a de nombreuses initiatives qui ouvrent de toutes petites lueurs d’espoir. Celles-ci nous indiquent un monde différent, une vie plus juste qui se fonde sur l’amour infini de ce Dieu au cœur de père et de mère pour tous ses enfants. L’amour, le pardon, la compassion, le souci de l’autre et le « prendre soin » sont au centre de cette bonne nouvelle. Car ce sont ces attitudes qui permettent de se relever et de grandir humainement. Pas surprenant, donc, que ce soit surtout les pauvres, les blessés de la vie, les personnes rejetées qui l’entendent d’abord. Pas surprenant non plus que ce soit celles et ceux qui ont tout ou qui savent tout qui ne se reconnaissent pas dans ce « règne » d’amour en marche.

 

Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 30 juin 2015