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Le verset du jour

 

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réflexion du 13 octobre 2015
 

«Vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Luc 11, 39-41, évangile du mardi 13 octobre)

Jésus s’est fait remarquer par sa liberté quant aux exigences de la pratique rituelle, au grand scandale des bien-pensants de son époque. S’il agit parfois à l’encontre de la lettre de la loi de Moïse, ce n’est pas par simple désir de provoquer. Pour lui, les dispositions intérieures priment sur le respect des règles en matière de gestes à effectuer ou d’obligations à remplir. Il n’est pas le premier à formuler des remises en question quant aux habitudes du judaïsme dans le domaine cultuel. Dans la tradition biblique, des prophètes comme Isaïe (1, 10-17) et Amos (5, 21-27) ont sévèrement critiqué l’hypocrisie qui consiste à offrir des sacrifices et à observer rigoureusement les fêtes du calendrier liturgique alors que les plus vulnérables du peuple sont exploités, marginalisés, appauvris.  Ces critiques, aussi bien de la part de Jésus que des prophètes, mettent en lumière une tendance observable à toutes les époques et dans pratiquement toutes les religions : le ritualisme, la préoccupation excessive pour le respect des règles et préceptes. Les rites sont nécessaires, car ils permettent de réguler les rapports entre humains et, dans la sphère de la foi, avec Dieu. Mais ils peuvent aussi devenir envahissants, prendre toute la place et étouffer la créativité. Trouver le juste équilibre en la matière est une opération délicate, un défi constant à relever pour éviter que, notamment, la pratique liturgique devienne stérile et insignifiante.

 

Jean Grou, bibliste

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 6 octobre 2015