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« Le Seigneur votre Dieu est le Dieu des dieux, le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et redoutable, qui ne fait pas de différence entre les gens et ne se laisse pas corrompre par des cadeaux. Il prend la défense de l’orphelin et de la veuve et il montre son amour pour l’immigré installé chez vous en lui donnant nourriture et vêtement. Vous aussi, aimez l’étranger qui est parmi vous, car vous avez été des étrangers au pays d’Égypte ». (Deutéronome 10,17-19)
Dans la Bible, l’immigrant, qu’on peut aussi appeler l’exilé, l’émigré, l’étranger, fait partie avec la veuve et l’orphelin des trois catégories de personnes les plus en danger dans la société et auxquelles on a le devoir de venir en aide. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, ces personnes se retrouvaient privées des proches qui leurs assuraient subsistance et protection. Les parents dans le cas de l’orphelin, un mari dans le cas de la veuve – une femme seule ne pouvait pas travailler et être financièrement autonome comme elle peut l’être aujourd’hui – et le clan, les compatriotes dans le cas de l’étranger.
Le Premier Testament foisonne de passages qui commandent, sans ambiguïté aucune, l’accueil des étrangers. C’est d’ailleurs là le véritable péché de Sodome et Gomorrhe : vouloir violer des étrangers, c’est le contraire de l’hospitalité ! Lévitique 19,33 va encore plus loin que les versets du Deutéronome : il faut traiter l’étranger comme s’il était un compatriote et… l’aimer comme soi-même ! On voit bien que ce Dieu, « qui ne fait pas de différence entre les gens », n’est pas le Dieu de la « préférence nationale » ! Accueillir l’étranger, le différent, l’autre est un devoir chrétien sans équivoque, qui plus est quand il s’agit de personnes en situation de détresse. Peut-être que de savoir qu’il s’agit là d’un commandement divin auquel on ne peut déroger aidera à surmonter les peurs que nous pouvons ressentir face à ceux qui nous sont inconnus, nouveaux, différents.

Réflexion précédente :
Réflexion du 20 octobre 2015
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