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« Zachée […] cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant, et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là (Luc 19, 2-4, lecture évangélique du mardi 17 novembre).
Le cas de Zachée rappelle celui du paralytique que des amis arrivent à amener à Jésus en passant par une ouverture pratiquée dans le toit d’une maison (Luc 5, 17-25). Tout deux grimpent avant de redescendre et se retrouver aux côtés du Christ. Tous les deux se voyaient bloqué l’accès au célèbre prédicateur de Nazareth en raison de la foule. Zachée était trop petit, tandis que l’autre n’était tout simplement pas en mesure de jouer du coude pour arriver à se faufiler jusqu’à Jésus. Les deux hommes verront leur vie transformée du tout au tout sur une simple parole du Christ. Le paralytique parvient à se mouvoir et accède ainsi à une autonomie qu’il n’avait peut-être jamais connue jusqu’alors. Quant à Zachée, il s’engage à dédommager généreusement les gens qu’il aurait lésés, et il est rétabli dans sa condition de fils d’Abraham. On peut penser que ce statut était mis en doute dans sa communauté en raison de sa profession de chef des collecteurs d’impôts à la solde de l’empereur. Les deux épisodes illustrent surtout toute la force de la parole du Seigneur. Elle est bien vraie cette formule que nous répétons parfois un peu machinalement lors de l’eucharistie, juste avant la communion : «Seigneur […] dis seulement une parole et je serai guéri.»

Réflexion précédente :
Réflexion du 10 novembre 2015
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