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Le verset du jour

 

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réflexion du 15 décembre 2015
 

«  Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : je façonne la lumière et je crée les ténèbres, je fais la paix et je crée le malheur. C’est moi, le Seigneur, qui fais tout cela. Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela. » (Isaïe 45, 6-8)

Par les temps qui courent, il est difficile de croire en de telles affirmations mises dans la bouche de Dieu par le prophète Isaïe ! S’il est celui qui fait la paix et qui crée le malheur, nous sommes à même de constater qu’il semble amèrement manquer d’équilibre dans le monde des vivants. En effet, nous voyons ces tensions internationales, ces guerres civiles ou entre deux états, ces attentats terroristes, ces groupes armés désirant s’imposer durablement et ces dizaines de millions de déplacés partout dans le monde qui en paient les frais.

Pour la Bible, surtout le Premier Testament, le malheur qui nous arrive peut parfois trouver son origine en Dieu lui-même. Créateur de l’univers et Maître de l’histoire, il a assurément le pouvoir de rendre notre vie moins aisée. Mais si le Seigneur agit ainsi, ce serait toujours pour qu’il en sorte un plus grand bien, une libération plus achevée. Ainsi donc, si la terre et ses habitants sont si malmenés en ce début de troisième millénaire, le prophète biblique nous dirait sans doute qu’il nous faut nous ressaisir et nous corriger.

Car le désir de Dieu n’est pas de châtier, mais de faire pleuvoir la justice sur la terre qui, s’ouvrant ainsi à l’abondance qui lui vient du ciel, peut alors produire le salut (la paix). Dans le cœur de chaque être humain est semé déjà le germe de la justice. Tous et toutes, nous pouvons interroger nos cœurs et prendre conscience que tout ce qui en sort n’est pas que justice ! Au contraire, nous pouvons nourrir des sentiments qui éveillent notre convoitise, notre exclusivisme, notre désir de vengeance, et qui, souvent, peuvent nous faire plus de tort à nous-mêmes et à la société qui nous entoure.

Réveillons plutôt en nous le sens de cette justice innée. Partageons avec les autres nos rêves qui donnent de l’espoir. Entrons dans cet Avent qui veut faire advenir l’espérance active, celle qui nous rend capables d’y mettre nos bras, nos cœurs et nos âmes à l’unisson pour que germe une humanité qui aspire à la paix.

 

Jocelyn Girard, agent de pastorale

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 8 décembre 2015