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« Seigneur, mon cœur est sans prétentions. Je n’ai pas le regard hautain. Je ne vise pas la grandeur ni des merveilles qui me dépassent. Non, j’impose à mon âme le calme, mes désirs se sont tus, comme un enfant rassasié auprès de sa mère. Mon âme est en moi comme cet enfant (Psaume 131,1-2).
La vie chrétienne est une vie de simplicité. L’arrogance, l’orgueil, l’ambition démesurée n’y ont pas leur place. En effet, quand on repose sur Dieu comme l’enfant sur sa mère dans le deuxième verset de ce psaume, quand on vit dans la paix que l’intimité avec le Seigneur procure, on est comblé. Que pourrait-on désirer de plus ? On voit alors la vanité des choses de ce monde, telles que la richesse, la beauté, la réussite, qui ne sont que des illusions, des choses qui ne durent qu’un temps, qui peuvent aller et venir comme le vent tourne. Le chrétien sait qu’il ne peut se fier en elles ; non seulement elles n’apportent pas le bonheur, mais elles ne préservent en rien du malheur. Construire sa vie sur ces bases serait comme construire une maison sur du sable. La simplicité ne signifie pas de vivre dans la misère, et l’humilité n’est pas l’auto-humiliation ou un sentiment d’infériorité. C’est se voir tel qu’on est, porter sur soi un regard lucide, sans se croire supérieur ni se déprécier non plus. Être bien conscient de ce qu’on est et de ce qu’on n’est pas ou ne peut pas être amène la paix de l’âme.

Réflexion précédente :
Réflexion du 2 février 2016
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