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« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. (Jean 6, 51)
Le discours sur le pain de vie, qui est le cœur de l’évangile de Jean, se conclut par la déclaration de Jésus qu’il faut manger sa chair et boire son sang pour avoir la vie éternelle! Les Juifs présents se querellent entre eux et même les disciples, une fois la foule dissipée, se scandalisent des paroles de leur Maître! Eux qui attendaient un Messie, les voilà pris avec un insensé qui dit des choses dures à entendre, encore plus dures à assumer…
Bien entendu, il ne s’agit pas de manger les restes humains du Fils de Dieu. Encore aurait-il fallu trouver son corps! Cette analogie à la nourriture et à la boisson qui conservent la vie du corps doit être transposée dans l’univers symbolique. Ressuscité, Jésus Christ veut offrir à tous les humains de participer à sa vie. Pour cela, il leur donne le signe « sensible » qui rend cette vie éternelle déjà présente en eux. Chaque fois que nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, c’est notre vie qui est renouvelée dans l’offrande que le Christ a fait de sa vie et qui continue par-delà sa mort. Il va de soi que l’adhésion à une telle croyance élevée en dogme peut difficilement se réaliser à la suite d’un seul raisonnement intellectuel. Il faut d’abord avoir été touché personnellement, au cours de sa vie, par le mystère d’une rencontre véritable avec celui qui est Vivant pour toujours et qui poursuit avec amour le dessein divin de nous rendre participants de la vie même de Dieu. Cette présence est disponible à chaque être humain qui la cherche.

Réflexion précédente :
Réflexion du5 avril 2016
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