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« Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem. Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.» (Actes 13, 13-14, première lecture du jeudi 21 avril).
De nos jours, si une personnalité politique commet un faux pas, la nouvelle se répand à une vitesse fulgurante en quelques clics. Chacun peut alors réagir, commenter, s’indigner, critiquer, débattre ou caricaturer. Et même lancer une pétition réclamant la démission du fautif ou de la fautive. Quel contraste avec les moyens employés par Paul et ses compagnons pour propager la Bonne Nouvelle! Ils doivent se déplacer d’une ville ou même d’une région à l’autre pour s’adresser à de nouveaux auditoires et espérer que leur message recevra un bon accueil. Ce qui m’apparaît remarquable dans ce contexte, c’est que l’Évangile, contrairement à la plupart des nouvelles qui circulent dans nos médias et réseaux sociaux, n’est jamais devenu «la saveur du mois». Malgré le peu de moyen et la lenteur avec laquelle il était condamné à se déplacer, le message du Christ s’est répandu dans l’espace et dans le temps au-delà de ce qu’on aurait pu soupçonner au départ. Peut-être bien que chaque petit pas franchi, chaque étape dans la diffusion de la Bonne Nouvelle a été une sorte de test accréditant sa valeur et sa vérité.

Réflexion précédente :
Réflexion du 12 avril 2016
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