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Le verset du jour

 

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réflexion du 17 mai 2016
 

« Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te lordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère » ( Luc 7,16…).

Jésus arrive à Naïm au moment où l’on emporte un mort pour l’enterrer. Ce défunt n’est pas n’importe qui. C’est le fils unique d’une veuve. En donnant ces précisions, Luc signifie que Jésus rencontre sur sa route le symbole de la misère humaine : une veuve qui a perdu son dernier soutien en la personne de son fils unique. On devine la souffrance de cette femme, ses angoisses intérieures très lourdes face à un avenir plus qu’incertain. Jésus voit immédiatement la situation de cette femme. Il est saisi de compassion, s’arrête devant elle, Elle ne demande rien. Ses pleurs ont suffi pour le toucher.  « Ne pleure pas. » lui dit-il. Comme s’il voulait révéler à tous le sens profond de sa mission, il s’approche du cercueil et ajoute. à l’intention du mort : « Jeune homme, je te lordonne, lève-toi. »Le mort se lève et Jésus le rend à sa mère.

Un tel récit suscite nécessairement une question du genre : « Comment y croire ? » Nos esprits cartésiens formés à une culture scientifique, peinent à croire aux miracles de l’Evangile. Beaucoup les laissent simplement de côté pour s’intéresser plus directement au message apporté par Jésus. Essayons de comprendre. Il faut se souvenir ici que les récits rapportés par les évangélistes ont une fonction très précise qui peut effectivement jouer avec les symboles biblique. Comme les autres, Luc rapporte des miracles ou des signes dont le but est double. D’une part, il veut éclairer le visage de Jésus pour inviter son auditeur ou son lecteur à entrer dans la foi ou à se positionner par rapport à lui. D’autre part, il veut permettre au croyant de découvrir, sur le visage de Jésus, le visage de Dieu qui se révèle en lui. La compassion de Jésus pour cette veuve manifeste la compassion de Dieu pour tous les éclopés de la vie, les plus petits, les miséreux, pour toi, pour moi chaque fois que nous sommes au fond du trou.

Voilà bien une Bonne Nouvelle à destination de tous.  L’entendrons-nous vraiment ?

 

Roland Bugnon, CSSP

 

 

Réflexion précédente :

Réflexion du 10 mai 2016