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« L’apôtre Paul écrit à son protégé, Timothée, et lui donne des conseils pastoraux alors que Timothée dirige l’Église d’Éphèse. Il est important de garder à l’esprit que les recommandations de l’apôtre s’adressent à un homme de foi. Il lui dit donc : « Combats le bon combat de la foi » (1 Tm 6.12, Bible de Jérusalem), ou avec la traduction œcuménique de la Bible : « Combats le beau combat de la foi ». (1 Tm 6, 11-16)
L’apôtre Paul écrit à son protégé, Timothée, et lui donne des conseils pastoraux alors que Timothée dirige l’Église d’Éphèse. Il est important de garder à l’esprit que les recommandations de l’apôtre s’adressent à un homme de foi. Il lui dit donc : « Combats le bon combat de la foi » (1 Tm 6.12, Bible de Jérusalem), ou avec la traduction œcuménique de la Bible : « Combats le beau combat de la foi ».
On parle de cheminement de foi, de parcours de la foi, mais pour Paul c’est aussi un combat. Ce langage guerrier rappelle bien d’autres péricopes où Paul fait référence à un combat spirituel comme en Éphésiens 6. Casimir Delavigne, poète français du 19e siècle, pouvait reprendre ces propos en disant : « La vie est un combat dont la palme est aux Cieux! ». Aviez-vous considéré votre vie de foi comme un combat? Un combat contre quoi et quoi au juste? Le mot combat nécessite un adversaire, ou un Satan (qui veut dire adversaire en hébreu). Pour certains, il s’agit de combattre des épreuves de la vie qui peuvent égratigner la foi comme la maladie, le deuil, l’austérité. Il me semble que plusieurs renoncent à la foi suite à un deuil accidentel, une maladie mortelle, etc. accusant en quelques sortes (explicitement ou implicitement) Dieu d’être l’auteur de leur malheur. Comme si la foi en Dieu ne pouvait être compatible avec les vicissitudes de la vie, combats le bon combat! Pour d’autres encore, la foi s’affaiblit ou s’érode avec le temps, la routine, ou toutes sortes de préoccupations qui deviennent prioritaires à la vie de foi. Là encore, Paul encourage à combattre pour garder l’Église au centre du village (comme le dit le dicton suisse), c’est-à-dire, resté centré sur ce qui est au centre. Si la foi est une raison d’être, voire d’exister, elle ne perdre sa place de choix. Mais pour cela, un combat est généralement nécessaire, combats le bon combat de la foi!
Enfin, le bon combat peut faire référence à un mauvais combat. Comme le dit encore le dicton populaire, il faut choisir ses combats pour rester centré sur l’essentiel. La vie de foi fait de Dieu l’essentiel de la vie. Faut-il encore garder le cap pour rester fidèle à sa confession de foi initiale.
Pour conclure, la vie n’est pas un long fleuve tranquille où se déroulent toutes sortes d’événements qui influencent notre foi que nous soyons d’accord ou non. Il s’agit au contraire de persévérance, de garder la foi, de combattre le bon combat de la foi.

Réflexion précédente :
Réflexion du 14 septembre 2016
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