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« Il y eut un combat dans le ciel : Michel avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel ». (Apocalypse 12,7-8, première lecture du jeudi 29 septembre).
Un dragon à sept têtes? Le livre de l’Apocalypse déclenche facilement notre cinéma intérieur. Notre imagination s’emballe en entrant dans les scènes cosmiques à grand déploiement qui y sont décrites. Pas étonnant que, pour plusieurs personnes, le mot « apocalypse » soit l’équivalent de « catastrophe ». Et pourtant! Il s’agit surtout de contempler les représentations symboliques d’un salut réel. Sous divers traits, dont en particulier ceux de l’Agneau, l’Apocalypse met en vedette le Christ ressuscité. Par lui, la victoire définitive de Dieu sur tout mal est acquise. Car qui d’autre que Dieu peut vaincre en profondeur tout ce mal qui défigure l’humain et le ronge de l’intérieur comme de l’extérieur? C’est exactement ce que représente ici l’archange Michel dont le nom se traduit par cette question : « Qui-est-comme-Dieu? » Oui, qui? Réponse : personne, bien sûr! Dieu seul pour nous débarrasser à jamais du Mal, cet effroyable et terrible dragon. Il le fait dans la victoire du Ressuscité.

Réflexion précédente :
Réflexion du 20 septembre 2016
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